Stage infirmier qui se passe mal : que faire concrètement ?

Ton stage infirmier se passe mal ? Tu as l’impression de ne pas t’en sortir ? Ta validation, ton portfolio, ton passage en semestre suivant… Même ton projet d’être infirmier(re) est remis en question ?

Dans cet article, tu vas découvrir comment évaluer la situation, trouver des éléments concrets pour que cela se passe mieux ainsi que des pistes pour sortir des situations qui deviennent invivables pour toi.

Pourquoi un stage infirmier se passe mal : les principales raisons

Un stage infirmier qui se passe mal peut être un moment difficile à vivre pendant les études.

On attend déjà de toi une certaine autonomie, une adaptabilité et un savoir-être presque semblable à un professionnel. Cela n’est pas inné et s’apprend au fur et à mesure de la formation.

Malheureusement, dès que l’encadrement est flou et que le tutorat n’est pas suffisant (voire inexistant), ou que le climat d’équipe est tendu, la situation peut se dégrader rapidement… et toucher directement ta validation.

La plupart du temps quatre réalités rendent un stage infirmier difficile :

  • 1
    La pression du service (CHU, centre hospitalier, EHPAD, urgences, psychiatrie, réanimation, soins palliatifs …) qui réduit parfois (pour ne pas dire souvent) le temps d’apprentissage. 

     

  • 2

    Le regard de l’équipe qui te voit trop vite comme « futur(e) collègue » ou qui te met la pression pour que tu intègres vite les informations.

  • 3

    La pression de la validation du portfolio : si tu n’obtiens pas vite des retours factuels et des objectifs clairs au moment du bilan de mi-stage, cela peut donner l’impression de ne pas être à la hauteur.

  • 3 La pression de la validation du portfolio : si tu n’obtiens pas vite des retours factuels et des objectifs clairs au moment du bilan de mi-stage, cela peut donner l’impression de ne pas être à la hauteur.

    La fatigue (rythme de stage et des semestres), qui augmente souvent le stress des étudiants infirmiers, le mal-être et peut se transformer en vraie difficulté dans un stage infirmier.

Maintenant, voici quelques éléments concrets pour t’aider.

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Repérer vite les signaux

On parle d’un stage “qui se passe mal” quand le stage cesse d’être un lieu de formation clinique et devient intenable. Être stressé en début de stage infirmier est normal. En revanche, être empêché d’apprendre, dévalorisé ou même mis en danger (toi ou les patients), ce n’est pas normal.

Voici trois questions simples à te poser pour faire le point :

  • 1

    Est-ce que je progresse, même lentement ?

    Si lors des soins, tu reçois des remarques, des pistes d’amélioration et que tu comprends les attendus, même avec de la pression, tu es en progression.

  • 2

    Est-ce que mon encadrement est identifiable ?

    As-tu un tuteur, un tutorat minimal, un référent dans l’équipe ? Ou bien changes-tu de binôme chaque jour et personne ne sait “où tu en es” ?

  • 3

    Est-ce que le climat relationnel est correct ?

    Un service peut être exigeant sans être humiliant. Si tu ressens de l’hostilité, des remarques répétées, une mise à l’écart, une omerta, des humiliations, c’est un vrai problème à ne pas minimiser.

> Si tu n’y vois pas clair, une règle de bon sens consiste à laisser passer 7 à 14 jours pour distinguer l’inconfort normal de début de stage d’un blocage. Mais attention : si tu identifies du harcèlement, du bizutage, une maltraitance, un risque pour ta santé, n’attends pas deux semaines. Agis maintenant !

Agir dès les premiers jours pour baliser ton stage infirmier

Quand un stage infirmier se passe mal, ce qui est essentiel, c’est de poser un cadre le plus clair possible dès les premiers jours : objectifs précis, bilans réguliers et planifiés, portfolio tenu à jour et communication fréquente avec l’équipe.

Quand la tension apparaît durant les transmissions

Lors des transmissions, tu essaies de présenter tes patients. On te coupe la parole : « On n’a pas le temps ». Tu te tais. C’est typique malheureusement. Le problème n’est pas à ton niveau mais dans l’absence d’un « espace pédagogique qui t’es réservé » pendant les transmissions.

Le bon réflexe : demander dès le lendemain un temps court et cadré, hors du rush.

Par exemple, à ton tuteur ou à l’infirmière référente, tu peux dire :

« J’ai besoin de cinq minutes par jour pour présenter un patient et son projet de soin pour travailler mon raisonnement clinique et être évalué. »

  • N

    Tu ne demandes pas un privilège. Tu proposes un dispositif pédagogique légitime en troisième année

Prévoir les bilans pour sécuriser l’évaluation du stage

Dès que possible, surtout si ton stage infirmier se passe mal, essaie d’anticiper l’organisation des rencontres d’évaluation :

  • Date du bilan mi-stage.
  • Date du bilan de fin de stage.
  • Personnes présentes (tuteur, infirmier référent, cadre de santé si nécessaire).

Cette anticipation évite un scénario fréquent : une évaluation tardive, rédigée par quelqu’un qui t’a peu observé et fondée sur des impressions plutôt que sur des faits.

Clarifier tes objectifs pour permettre une évaluation factuelle

Arriver avec des objectifs écrits change le regard de l’équipe. Une seule page suffit (et elle peut être intégrée au portfolio) :

  • Quelques objectifs de soins infirmiers techniques ciblés.
  • Des objectifs de raisonnement clinique (projet de soins, analyse).
  • Un objectif relationnel.
  • Un objectif d’organisation et de priorisation.

Ce format est apprécié sur le terrain parce qu’il est concret, mesurable et directement exploitable. Il transforme une difficulté de stage infirmier en démarche de professionnalisation.

Bref, il est essentiel de prendre les choses en mains et de faire preuve d’autonomie dans la gestion de son stage.

Besoin de partager ce que tu vis ? Contacte gratuitement notre service d’écoute entre soignants. 100% gratuit. 100% confidentiel. Par téléphone au 01 83 81 90 87. Ou par email : contact@thadeo.fr

Que faire si tu te sens dépassé par une difficulté technique, un geste à poser ?

Beaucoup d’étudiants infirmiers pensent que “si ça se passe mal”, c’est forcément un problème de personnalité ou de relation. Cependant, certains étudiants ont du retard sur les compétences techniques.

Voici les difficultés techniques classiques en stage infirmier :

  • Gestes techniques à réaliser plus vite ou avec une meilleure dextérité (pansements, perfusion, surveillances).
  • Découverte de soins techniques non encore réalisés.
  • Calculs de doses, préparation et sécurisation des médicaments, identitovigilance.
  • Planification des soins pour son secteur.
  • Difficulté à faire le lien entre théorie et pratique.
  • N Connaitre ses difficultés est l’occasion de mettre des objectifs précis sur les compétences qui restent à acquérir.

Donne-toi des objectifs clairs et précis

Propose un plan d’action progressif :

  • “D’ici la fin de la 2e semaine, je dois savoir réaliser 1 pansement complexe par jour avec validation, en respectant hygiène et traçabilité.”
  • “D’ici le bilan mi-stage, je présente 2 démarches de soins complètes (recueil, analyse, plan, évaluation).”
  • “D’ici la fin de la 4e semaine, je sécurise mes préparations médicamenteuses avec double contrôle systématique sur les situations à risque.”

En faisant cela, tu montres que tu sais te professionnaliser. Et cela change le regard : tu redeviens “étudiant en soins infirmiers sérieux” au lieu de “stagiaire en difficulté”.

Comment désamorcer un conflit pendant un stage infirmier qui se passe mal ?

Quand la relation avec le tuteur(trice), un soignant ou une équipe se dégrade, tu as besoin d’une méthode.

Exemple d’entretien court avec un tuteur « difficile »

Tu as un tuteur sec. Il soupire quand tu poses une question. Il te dit : “Tu devrais déjà savoir”. Tu sors du poste vidé, avec un mal-être qui s’installe.

Tu changes d’approche : tu demandes un entretien de 10 minutes, dans un moment calme. Tu arrives avec 1 objectif de progrès (pas dix). L’idéal est de suivre le processus suivant :

1 – Décrire : “J’ai remarqué que quand je pose une question, cela n’est pas le bon moment pour toi.”
2 – Exprimer : “Je me sens bloqué, et je n’ose plu te poser des questions et ça me freine dans mes apprentissages.”
3– Spécifier : “Est-ce que si je regroupe mes questions et que l’on se fixe un ou deux moments dans la semaine pour y répondre, cela te convient ? Si la réponse est non, demander : qu’est-ce que tu proposes ? »
4– Conclure : « Reprendre ensemble ce qui a été convenu ».

En procédant ainsi, tu ne te places pas en victime mais en futur professionnel qui organise son apprentissage.

Attention : il est possible que tu sois pris à parti dans un conflit d’équipe entre soignants. Dans ce cas, tu peux lire l’article « Comment gérer un conflit d’équipe quand on est soignant » qui te donnera plusieurs pistes concrètes.

Sécuriser ton évaluation avec le portfolio

Ton portfolio est un outil de travail qui relate ta progression, tes actes réalisés, ta réflexivité, ta capacité à t’auto-évaluer et plus généralement, tes compétences acquises et tes axes d’amélioration.

Écrire pour garder une trace

Quand un stage se passe mal, ton portfolio doit montrer :

  • Ce que tu as fait (soins, organisation, transmissions).
  • Ce que tu as compris (raisonnements cliniques).
  • Ce que tu améliores (axes de progrès).
  • Ce que tu mets en place (objectifs, adaptations, réflexions).

Deux points changent tout :

  • Les analyses de pratiques professionnelles (elles démontrent ta professionnalisation).
  • La traçabilité des feedbacks (dates, situations, points forts / points à améliorer). Surtout ne néglige pas ce point, même si cela peut te sembler pénible de noter toutes ces informations.

Ces points mettent en valeur ta capacité à te remettre en question, à analyser ta pratique, à accueillir les feedbacks. Cela montre ta posture professionnelle.

Demander des évaluations factuelles

Si ton tuteur coche “non acquis” ou “à améliorer”, il est nécessaire qu’il te donne des axes de progression précis. Si ce n’est pas le cas, demande des exemples concrets : “Sur quelle situation tu t’appuies ? Qu’est-ce que tu attends exactement la prochaine fois ?”

Cette demande est saine et normale de ta part car elle vise la qualité des soins et ta progression. Donc n’hésite pas à demander des précisions et, bien sûr, l’idéal est que tout soit écrit !

Quand et comment mobiliser l’IFSI et le suivi pédagogique ?

Si malgré tes efforts, les différentes démarches ci-dessus ne donnent pas de résultat et que le lieu de stage ne peut garantir l’évolution de ton apprentissage, l’étape suivante est de mobiliser ton IFSI.

L’IFSI est bien un partenaire de régulation du stage : formateurs, référent pédagogique, équipe pédagogique, dispositifs d’APP (analyse de pratiques), accompagnement.

Concrètement, voici les situations dans lesquelles la meilleure solution est de contacter ton IFSI :

  • Après 7–14 jours, si le blocage persiste malgré tes actions.
  • Si tu n’as pas de tuteur bien défini.
  • Si le suivi et le bilan de ton stage infirmier ne sont pas organisés.
  • Si tu es témoin ou victime de harcèlement, discrimination, maltraitance ou mise en danger.
  • Si ta santé mentale et psychologique se dégrade (épuisement, anxiété, symptômes somatiques).

Pour que ton message soit efficace par téléphone ou par mail, garde une trace écrite de cet échange et utilise cette structure :

  • Décrire le contexte : service, dates, semestre, 1e, 2e ou 3e année.
  • Donner des faits concrets : 3 exemples datés.
  • Faire un point sur l’impact que cela a sur toi : apprentissage + évaluation + sécurité.
  • Lister les actions déjà tentées (cf. actions ci-dessus dans l’article).
  • Demander une médiation, une visite de stage ou un recadrage.

L’objectif recherché est de remettre ton stage dans un cadre conforme au référentiel de formation et à la logique d’acquisition de compétences.

Harcèlement, bizutage, maltraitance : ton stage infirmier se passe très mal

Si tu subis du harcèlement (moral ou sexuel), des humiliations répétées, un bizutage déguisé, une mise à l’écart organisée ou une pression sur l’évaluation, ne reste pas seul. Ce type de situation relève d’un dysfonctionnement grave.
Ce qui te protège, ce sont des faits précis, consignés et datés, un signalement rapide à l’IFSI (référent, formateur, coordinatrice), et la préservation de la sécurité : la tienne et celle des patients.
Si tu te sens épuisé ou en détresse, un soutien psychologique existe. Y faire appel est un acte de responsabilité professionnelle.
Besoin de partager ce que tu vis ? Contacte gratuitement notre service d’écoute entre soignants. 100% gratuit. 100% confidentiel. Par téléphone au 01 83 81 90 87. Ou par email : contact@thadeo.fr

Comment sortir de cette impasse ?

Demander une médiation ou une visite de stage

Souvent, c’est la meilleure solution : ça permet de redéfinir les attentes, fixer les objectifs réalisables, planifier les bilans, relancer le tutorat.

Consulter un médecin

Consulter un médecin et obtenir un arrêt de travail peuvent être nécessaire pour prendre de la distance par rapport à la situation, reprendre pied, trouver des solutions et des forces pour y retourner. Ce temps d’arrêt peut être l’occasion de démarrer un suivi psychologique.

Changer de lieu de stage

Selon les IFSI et les disponibilités, un changement de terrain de stage peut être envisagé quand le conflit est figé ou quand le lieu n’est plus propice à l’apprentissage.

Envisager une interruption de stage

Une interruption de stage peut se pratiquer dans certains parcours de formation avec la conservation des acquis (règlement intérieur, décisions pédagogiques). L’important est de demander un entretien officiel, de poser une demande écrite et d’obtenir une réponse claire.

Interrompre son stage, c’est différer et non abandonner pour protéger ton projet professionnel : devenir infirmière / devenir infirmier, exercer en hospitalier, en libéral (IDEL, infirmière libérale), en soins à domicile, en puériculture, en psychiatrie, voire aller vers la pratique avancée (IPA) plus tard.

Conclusion : agir quand un stage infirmier se passe mal

Un stage infirmier qui se passe mal ne remet pas en cause ta capacité à devenir infirmier. Il t’oblige surtout à réagir, à réévaluer l’encadrement de ton stage, à documenter ta progression et à mobiliser les bons relais (tuteur, IFSI, portfolio).

Apprendre à bien communiquer, s’organiser et se protéger est essentiel pour valider sa formation.

FOCUS Stage infirmier de 3e année

Ton stage infirmier de 3e année se passe mal ? Tu as l’impression que tout se joue maintenant ? Ta validation, ton portfolio, ton passage en semestre suivant, ton diplôme d’État… Même ton projet d’être infirmier est remis en question ?

Un stage infirmier de 3e année qui se passe mal n’a pas les mêmes conséquences qu’un stage difficile de 1e ou 2e année.

En 3e année, tu es souvent considéré comme un IDE (Infirmier Diplômé d’État), un collègue de travail. On attend de toi beaucoup d’autonomie, une organisation des soins infirmiers solide et une posture professionnelle déjà stable.

Le regard de l’équipe qui te voit comme « stagiaire en fin de cursus », qui te met la pression et ne te laisse pas le droit à l’erreur, peut rendre ton stage particulièrement difficile.

La fatigue de fin d’études (stage + TFE + semestres) qui augmente souvent le stress des étudiants infirmiers et le mal-être peut être aussi une véritable difficulté dans un stage infirmier de 3e année.

Comme pour tout stage infirmier, repérer les signaux, agir dès les premiers jours de ton stage, clarifier tes objectifs et anticiper tes bilans de stage sont des clés pour reprendre pied !

Les conseils donnés ci-dessus valent aussi pour toi !

FAQ – Vos questions quand un stage infirmier se passe mal

“Que faire si mon stage infirmier se passe mal dès la première semaine ?”

Tu fixes les bilans, tu clarifies tes objectifs sur une page, tu demandes un feedback court et fréquent. Si tu repères du harcèlement, tu alertes immédiatement l’IFSI.

“Combien de temps attendre avant de dire que mon stage infirmier se passe mal ?”

Attendre 7 à 14 jours pour distinguer le stress d’adaptation qui est normal du blocage qui l’est moins… Bien entendu, en cas de maltraitance, harcèlement, discrimination ou mise en danger, tu dois réagir tout de suite !

“Je suis en difficulté en stage infirmier : comment prouver que je progresse ?”

Avec ton portfolio : trace des actes, analyse des situations, fixe des objectifs, des feedbacks datés et des bilans cadrés.

“Mon tuteur ne m’encadre pas : que faire ?”

Tu demandes explicitement un tutorat minimal (moments fixes, objectifs, retours). Ce n’est peut-être pas facile à demander pour toi, mais c’est essentiel pour la suite de tes études ! Si rien ne change, tu contactes le référent pédagogique de l’IFSI pour une médiation.

“Je fais surtout des tâches d’aide-soignant : est-ce normal ?”

Aider l’équipe fait partie de la réalité, mais ton stage doit rester une formation en soins infirmiers. Tu peux rappeler tes objectifs centrés sur le rôle infirmier (raisonnement, soins, traçabilité, qualité des soins) et demander des actes ciblés. C’est ton droit et même ton devoir en tant que futur infirmier/e.

“On veut me mettre ‘non acquis’ sans explication : ai-je le droit de demander des détails ?”

Oui. Une évaluation utile et factuelle est essentielle : situations, attentes, axes de progrès. Tu demandes des exemples précis et tu notes ce qui est dit.

“Je pense subir du harcèlement en stage infirmier : comment réagir sans aggraver ?”

Tu notes les faits (date, propos, témoins), tu évites la confrontation publique et tu alertes l’IFSI rapidement. Tu cherches du soutien (référent, formateur, santé étudiante).

“J’ai un mal-être avant d’aller en stage : dois-je consulter ?”

Si c’est juste un peu de stress, non. Si l’angoisse devient massive, si tu ne dors plus, si tu somatises, si tu te sens épuisé, oui. Protéger ta santé mentale est une priorité. N’hésite pas à lire notre article sur le stress des étudiants infirmiers.

“Est-ce que rater un stage peut m’empêcher d’obtenir le diplôme d’État ?”

Un stage non validé complique le parcours, mais il existe des solutions (remédiation, stage complémentaire, décisions pédagogiques). L’important est d’agir tôt et d’être accompagné.

“Comment parler à un cadre de santé sans me griller ?”

Pas de reproches ni de remarques de type émotionnel. Laisse tes émotions de côté et parle des faits et exprime une demande concrète. Tu ne critiques pas les personnes, tu demandes juste un cadre d’apprentissage (tutorat, bilans, objectifs, sécurité).

“Je suis en 3e année, je pense abandonner : est-ce normal ?”

Cela arrive plus qu’on ne le croit, surtout avec la fatigue des semestres, la pression du diplôme, et un terrain de stage difficile. Avant de prendre une décision définitive, active tes soutiens (IFSI, APP, santé étudiante…) et explore différentes options (médiation, espace de paroles, changement de stage, pause encadrée…).

Le stress étudiant infirmier peut-il entraîner des symptômes physiques ?

Oui : douleurs de dos, maux d’estomac, tensions, migraines, bouffées de chaleur, palpitations… Ces manifestations sont des signes que le système nerveux est en surcharge. Les écouter permet d’éviter que le stress ne bascule en épuisement.

Comment gérer le stress quand on travaille en parallèle de ses études ?

Cumuler études, stages et emploi augmente fortement la charge mentale. Prévoir des zones de récupération est essentiel : une matinée, une soirée, ou un bloc de quelques heures intouchable. Le but n’est pas de “tenir”, mais d’éviter la dette de fatigue qui rend tout plus difficile.

Comment savoir s’il est important de consulter un professionnel ?

Quelques signaux peuvent aider : pleurs fréquents, troubles du sommeil persistants, perte d’appétit, idées sombres, sentiment de ne plus arriver à récupérer, impression de fonctionner “en pilote automatique”, ou peur quotidienne d’aller en stage.
Si ces signes durent plus de deux semaines, consulter un médecin est recommandé. Cela ne remet pas en cause les études : c’est une manière de se protéger et de trouver comment mieux s’adapter.

Pour aller plus loin

> Santé Psy Étudiant — dispositif national d’accompagnement psychologique

https://santepsy.etudiant.gouv.fr/
Service piloté par le Ministère de l’Enseignement supérieur offrant des séances gratuites avec psychologues pour les étudiants.

> Coordination nationale d’accompagnement des étudiants (Cnaé)
Présentation officielle de la plateforme Cnaé, un point d’écoute, d’orientation et d’accompagnement pour les étudiants en situation de mal-être.
https://www.etudiant.gouv.fr/fr/cnae